Article passé dans la voix du Nord

Article passé dans la voix du Nord

# Posté le mardi 18 décembre 2007 04:47

Seb sur Canal 32

Seb sur Canal 32

# Posté le vendredi 16 novembre 2007 04:14

Commentateur

Seb va faire ses grands débuts !!!
et oui pour la 10e journée de championnat de ligue 1, il va être sur le bord du terrain et interviewera les joueurs
on te souhaite bonne chance dans ta reconversion !!!
bye

# Posté le lundi 01 octobre 2007 04:33

Coup d'envoi

A l'occasion du match TROYES/GUINGAMP, Seb va donner le coup d'envoi avec ses deux enfants.

On compte sur le public troyen pour faire une superbe ovation à ce joueur qui le mérite

# Posté le vendredi 27 juillet 2007 03:47

Interview

SEBASTIEN DALLET : “THE LITTLE BIG MAN”

Arrivé en juillet 2003, Sébastien Dallet était en fin de contrat avec l'Estac. Malgré la proposition de signer un contrat d'une année, Seb, qui aura 34 ans le 30 septembre, a préféré mettre un terme à sa carrière. Une décision mûrement réfléchie pour un garçon qui a toujours donné une image positive, tant sur le terrain qu'en dehors de celui-ci. Les petits pépins physiques qui l'handicapaient fréquemment, l'ont conduit à prendre cette décision, une décision professionnelle, la dernière d'un joueur pas très grand par la taille (1,68 m), mais immense par sa mentalité, son état d'esprit. Un grand bonhomme en fin de compte, dont on n'admirera plus les crochets, les dribbles et la vivacité de décision, le coup d'½il et le flair aussi, qui lui valurent d'inscrire quelques jolis buts. Marqué par certaines épreuves de la vie douloureuses, Sébastien a tenu la distance, signe d'une force mentale supérieure à la moyenne. Il aura plus fortement qu'on le pense, marqué son passage à l'Estac, et nous le reverrons toujours avec autant de plaisir, et souvent, puisqu'il a décidé de s'installer à Troyes. L'Estac lui rendra d'ailleurs un bel hommage en lui faisant donner le coup d'envoi du premier match de championnat, contre Guingamp, le 27 juillet. Entretien avec un « little big man »

Sébastien, qu'est-ce qui a motivé votre décision d'arrêter ?
L'honnêteté. D'abord vis-à-vis de moi-même, et de mon corps. Physiquement, la dernière saison a été difficile. Je me fais suivre depuis sept ans par un fasciathérapeute de Créteil. J'ai connu un jour une grave blessure à une cheville et, grâce à lui, j'ai pu rejouer. J'ai continué à le voir fréquemment, mais mon corps accumulait des séquelles depuis trop longtemps. Il aurait fallu qu'il soit constamment à côté de moi. Même en L2, beaucoup d'efforts sont demandés. Par honnêteté envers le club, aussi. J'aurais pu accepter ce contrat d'un an que le président me proposait. Mais, par rapport au nouveau projet du club, qu'aurais-je apporté ? Autant laisser la place aux jeunes. Cela n'a pas été une décision facile à prendre, croyez-moi. Elle a mûri petit à petit. En fin de compte, je suis fier de ma longévité. Je resterai le premier supporter de l'Estac.

Que retenez-vous d'essentiel lorsque vous vous penchez sur votre carrière ?
D'abord, qu'elle est faite de hauts et de bas. Et puis qu'il ne faut jamais lâcher. Je peux faire l'article aux jeunes. On arrive très vite en haut. Moi, à 17 ans, je jouais déjà en L2. J'étais en équipe de France juniors. Un an après, j'évoluais en juniors régional avec Lens. On se retrouve donc vite en bas. Et puis, une année plus tard, à 19 ans, je débutais en L1, toujours avec Lens. Tu passes par tout. En définitive, c'est le mental qui joue beaucoup.

Champion du Monde militaire

Quels sont les faits marquants qui vous viennent rapidement à l'esprit ?
Le match de coupe d'Europe, UEFA, avec Lens, contre la Lazio de Rome. C'est un très bon souvenir. Sauf, qu'à l'époque, je pensais que j'allais connaître d'autres rencontres de ce niveau. Ce qui n'a pas été le cas. Aussi, tu ne vis pas le match comme tu le devrais. Ce n'est qu'après, bien plus tard, que tu savoures. La montée en L1 avec l'Estac. Parce que c'est un bonheur de jouer en L1. C'est important d'y rester. La L2 à côté, c'est la 2e série, sauf si, comme à Troyes, tu arrives en pleine reconstruction et que tu peux faire partie de l'aventure. Alors là, ça devient gratifiant. J'ai connu ça également avec Sochaux. Je retiens aussi mes sélections, juniors, espoirs (14 sélections), olympique, et militaire. J'ai été champion du Monde militaire en 1995, avec Roger Lemerre comme entraîneur. A travers toutes ces sélections, j'ai pu jouer avec des joueurs de ma génération, comme Dhorasoo, Micoud, Lizarazu, Candela, Letizi, Djetou, Porato, Libbra, etc.

Et quels sont les hommes, joueurs ou entraîneurs qui vous ont marqué ?
Je garde un bon souvenir de mes débuts à Orléans avec Fabrice Harvey L'entraîneur était Henri Atamaniuk. Je jouais avec Langers, Bonora. A Lens, j'ai côtoyé de grands joueurs, comme Mustapha El Adaoui, Roger Boli (il a terminé meilleur buteur et j'étais son passeur), François Omanbiyik, Marc-Vivien Foë, Frédéric Meyrieu, Jean-Guy Walleme, Eric Sykora. Chez les entraîneurs qui m'ont marqué, je citerai Patrice Bergues, qui m'a fait débuter à Lens, Francis Smerecki, Laurent Roussey, que j'ai connu à Créteil, Faruk Hadzibegic, à Sochaux et à Troyes, et Jean-Marc Furlan.

« J'ai apprécié jouer à l'Estac »

Dans cette carrière, quelle est la place que prend Troyes et l'Estac ?
Troyes représente énormément. Avec Lens, c'est ici où j'ai passé le plus de temps. Au-delà du club, j'ai apprécié également la ville et la région. C'est ici, aussi, que j'ai rencontré la femme de ma vie. Je vais donc me fixer à Troyes. Je l'ai dit, j'ai apprécié jouer à l'Estac.
La remontée en L1 a été un grand moment et j'ai vécu deux belles saisons en Ligue 1. Rejouer à ce niveau, ça n'a été que du bonheur. Je ne pensais plus y parvenir. Je suis content d'arrêter sur une saison en L1. Je pense sincèrement d'ailleurs, que Troyes retrouvera sa place.

Si vous n'aviez pas été footballeur, qu'auriez-vous fait ?
Mais je n'ai jamais pensé faire autre chose ! J'ai toujours su que je serais footballeur professionnel. A l'école, je ne faisais que ce qu'il fallait pour avoir la moyenne, et je répétais que, de toute façon, j'allais être pro. J'habitais dans un quartier et je n'ose imaginer ce qui se serait passer sinon. J'étais mal barré. Avec mon frère, plus âgé de deux ans, on commençait à faire des trucs.

Qu'allez-vous faire maintenant ?
Je me préparais depuis longtemps à vivre ce moment. J'ai réfléchi à mon orientation, au travers de rencontres et d'opportunités. J'ai régulièrement fait des bilans de compétence, et cela m'amène à penser que je peux me diriger vers le monde des médias, l'animation et le journalisme, probablement sur le petit écran. Dès le début de la semaine qui arrive, j'aurai un contact avec Canal +. Pourquoi pas réaliser les interviews au bord du terrain ? Cela me permettrait de continuer à côtoyer le monde du sport et du foot.

TEMOIGNAGE

JEAN-FRANÇOIS LAURENT L'A DENICHE A BOURGES : « L'UN DES JOUEURS DONT JE SUIS LE PLUS FIER »

Sébastien a commencé à jouer très jeune au foot, à 5 ans, dans un petit club de quartier de Bourges, sa ville natale, l'ES Moulon. A 13 ans, il rejoint le grand club de la ville, le FC Bourges. C'est là que va venir le dénicher Jean-François Laurent, découvreur de talents, un ancien joueur de Montargis et du Stade Français, adjoint de Jean-Baptiste Bordas, le responsable du centre de formation de l'US Orléans, club professionnel à cette époque, en 1989. Celui-ci, qui entraînait les cadets orléanais, se souvient : « Il y avait beaucoup de monde qui s'intéressait à lui, notamment Auxerre et Toulouse. Je pensais même qu'il choisirait Toulouse. J'ai eu de la chance. J'ai réussi à les convaincre, lui et son père, de venir chez nous. Il a joué deux années en cadets nationaux avec moi, mais, fréquemment, il jouait au-dessus. Il a ainsi disputé la Gambardella. Il s'entraînait avec l'équipe de CFA. C'était un tout bon. Sa vivacité et son sens du dribble en faisait un ailier de débordement redoutable. Il avait l'art de fixer l'adversaire et, brusquement, de changer de rythme, au point que son adversaire était souvent déséquilibré et impuissant. C'était un joueur qui donnait du rythme, dans sa course, dans ses centres, et qui possédait une bonne frappe du pied droit. Son centre de gravité, très bas, l'avantageait. Un jour, nous avions gagné 4-0 à Viry-Chatillon. Il avait marqué les quatre buts ! ».

En 1992, après être devenu professionnel et avoir effectué une saison en L2 avec Orléans, Sébastien part pour Lens. Jean-François Laurent, qui deviendra recruteur d'Auxerre puis du Paris Saint-Germain, continuera de le suivre : « Nous sommes restés en contact. Avec lui et avec son père, on ne s'est jamais perdu de vue. Sochaux, où il finira par aller, l'avait trouvé trop petit dans un premier temps. Paris s'y était intéressé aussi, mais ne m'avait pas suivi. Un jour, avec Lens, au Parc, il rentre à une demie heure de la fin. C'est lui qui fait gagner le match. Mouttier m'a dit alors : « Tu avais raison. ». Sébastien, de plus, est un garçon intelligent. Je me souviens qu'à Orléans, c'était un gamin sans prétention, sympathique et apprécié de tout le monde, même si, parfois, il avait des moments de blues. Dans ma carrière, j'ai recruté et formé de nombreux joueurs qui sont devenus professionnels, mais il fait partie, avec Patrice et William Loko, Franck Gava, Gaëtan Huard, David Le Frapper, Benjamin Nivet et Cédric Lécluse, de ceux dont je suis le plus fier.



Source : Estac.fr

# Posté le mercredi 27 juin 2007 02:27